Pêche de la bonite en kayak aux îles des Embiez

Pêche de la bonite en kayak Hobie Revolution 13 aux îles des Embiez

C’est avec beaucoup beaucoup de retard que je publie cet article sur mes parties de pêche en kayak aux îles des Embiez près de Toulon en octobre 2014.
Je suis allé passé une semaine de vacances à Toulon avec ma petite famille. Le but premier n’était pas d’aller pêcher en kayak (quoique !) mais de découvrir en famille cette magnifique région que nous avons aimée en nous baladant de Marseille à St Tropez…
Bref, revenons à la pêche.
Il y a deux ans, j’étais allé pêcher la bonite avec Patrice Gotti aux îles des Embiez. Souvenir mémorable d’une très sympathique journée de pêche en kayak et la découverte de la pêche de la bonite, pêche très riche en émotions grâce à la combativité et la puissance de ce magnifique poisson. (Depuis Patrice est devenu guide pêche en kayak : voir l’article qui lui est consacré sur mon blog)
Avant de partir j’ai aussi contacté Ber sur son blog de pêche en kayak. Très sympa Ber qui m’a donné de bons conseils pour le choix des leurres. Rien à voir avec les leurres et les techniques qu’on utilise du côté de La Rochelle ! Merci encore à Ber. Ber, si tu viens sur La Rochelle ou l’île de Ré, ce sera avec grand plaisir qu’on fera une sortie de pêche en kayak ensemble !
Les premiers jours du séjour ne furent pas favorables à la pêche en kayak : trop de vent, mer très agitée. J’ai préféré ne pas prendre de risques et patienter. Il a fallu attendre le milieu de semaine pour que les conditions s’améliorent. Après 4 jours, j’avais vraiment hâte de taquiner la bonite.

Première sortie de pêche de la bonite en kayak aux îles des Embiez.

Très tôt le matin, direction Le Brusq. Vingt minutes de voiture avec le kayak sur le toit. Plus trop l’habitude de monter et descendre le kayak du toit de la voiture. Je regrette un peu ma vieille remorque rouillée laissée à La Rochelle. Avoir une remorque c’est vraiment plus confortable.
En revanche, ce qui est vraiment confortable dans le midi, c’est qu’on peut aller pêcher quand on veut : ici, évidemment, pas de marée. Pas besoin de calculer l’heure la plus favorable. L’accès aux plages, situées le plus souvent juste au bord de la route contrairement à « chez nous » est aussi un vrai plaisir.
Le soleil n’est pas encore tout à fait levé. Je mets le kayak à l’eau alors qu’il fait encore un peu nuit. Pas de vent. La mer est lisse. Un vrai lac. Je pars « au large ». Je croise des pêcheurs en bateau qui relèvent leurs filets, pas du tout étonnés de voir un kayak à pédales. Petit bonjour cordial et sympathique.

Je ne connais pas très bien le secteur mais je pense a priori qu’il faut vraiment aller pêcher assez loin. Je ne sais pas trop. Il me faut plus de trois quarts d’heure pour aller assez loin et commencer à pêcher. En tout cas, le cadre est magnifique. Le soleil levant souligne les reliefs des montagnes plongeant dans la mer. Sublime ! (merci de noter la grande poésie de cette dernière phrase). J’avoue qu’à La Rochelle la montagne me manque un peu.

Pour la technique de pêche, comme d’habitude, je ne me casse pas la tête : je pêche à la traîne, simplement en tenant la canne dans la main. Je ne sais pas si les bonites sont là en ce moment. Je me balade toujours en direction du large. En tant que contemplatif éclairé, j’adore ce coin et même si la première attaque se fait attendre, je suis super heureux de me retrouver dans un si bel endroit.
En milieu de matinée, subitement, gros choc dans la canne et le moulinet se met immédiatement à chanter. Ouh la la, je crois bien que c’est une bonite ! Incroyable ! Trop de la chance comme dirait ma fille ! J’étais en pleine « zénitude contemplative » (et aussi un peu endormi, j’avoue) et voilà que mon cœur bat immédiatement à 300 pulsations minutes (mais si c’est possible !). Ce poisson est fantastique. Sa puissance par rapport à son poids et surtout sa vitesse sont impressionnantes. Un vraie fusée. C’est vraiment une pêche que j’adore. Je ramène ma première bonite. C’est le bonheur ! Elle pèse dans les 2 kg je pense. En tout cas, c’est la plus grosse que j’ai prise jusqu’à présent.

Je continue toujours plus au large. La mer est un peu plus agitée mais il n’y a aucun danger.
Une demie heure plus tard, je prendrai une seconde bonite du même gabarit avec le même plaisir. Deux poissons pour le premier jour de pêche, c’est magique. Je ne sais pas pourquoi, mais la plupart du temps, quand je pêche dans un nouveau coin inconnu, je prends deux poissons…puis plus rien ! Prémonition ? Je décide de rentrer. Une petite heure de kayak sous le soleil pour rejoindre la plage puis le parking.

Seconde sortie de pêche de la bonite en kayak aux îles des Embiez.

Le lendemain matin, même scénario que la veille : mise à l’eau très matinale, je rejoins le large. Le soleil est au rendez-vous. Les montagnes plongent toujours dans la mer et c’est toujours aussi beau. Jusque là tout va bien.

Le calme retrouvé à l’abri des îles des Embiez. Sauvé !

Troisième et dernière sortie de pêche de la bonite en kayak Hobie Revolution 13 aux îles des Embiez.

En vieil habitué maintenant, je rejoins pour la troisième fois le spot de pêche en espérant ne pas retrouver l’impressionnante houle de la vieille. Au large, un peu de houle, mais ça va. J’envie les plongeurs qui doivent voir des fonds superbes. Il va falloir que je m’y mette à la plongée…

Pas d’activité de bonite visiblement ce matin.
Dans le milieu de la matinée, je rencontre un pêcheur en kayak qu’il me semble reconnaître malgré ses lunettes de soleil.
La réciproque semble vraie.
Un échange de bonjours et on commence à discuter…
– Je suis de La Rochelle…
– Alain17 ?
– Ber ?
Et oui, c’est bien lui. Le très sympathique Ber que j’avais contacté sur son blog !
Il est venu pêcher le denti au vif avec un de ses amis.
Nous pêcherons ensemble un grand moment, sans succès.
Dommage ! J’aurai bien aimé voir de près un denti.
Pêche en kayak aux Embiez
Matinée infructueuse mais ô combien sympathique.
Sympas les gars du sud !
Au dire de Ber et son pote, 2 bonites en trois jours, c’est pas si mal. Le poisson semble se faire encore plus rare que chez nous. Il n’est pas rare de faire plusieurs sorties bredouille et prendre un beau poisson semble exceptionnel. Est-ce que ce n’est pas aussi la tendance dans nos pertuis avec le bar ?

En tout cas, je garderai un excellent souvenir de ces vacances et de ces parties de pêche aux Embiez.